
Le monde du jeu vidéo est le premier truc à quoi on pense quand on entend le mot Geek. Or, le monde Geek est bien plus large que ce qu’offrent les entreprises de jeux vidéos de ce monde.
Je pars donc à la conquête de nos artistes Geek québécois dans cette chronique, avec le but de promouvoir le travail des gens d’ici faisant partie de la Geek Life.
Dans cette chronique, il sera entre autres questions de la passion des artistes, de la possibilité qu’ils aient de vivre de leur art, et, bien sûr, de se présenter à vous avec leurs œuvres, toutes aussi uniques qu’eux.
Pour cette chronique, nous entrons dans le domaine de l’écriture et de la photographie avec une artiste du nom de Roxane Hamel. Elle vient tout juste de sortir son premier roman de science-fiction dystopique, qui se prête merveilleusement à notre univers des artistes Geek. Je vous invite donc à entrer dans son univers artistique vaste.
Bonjour, Roxane, pour commencer le tout, parle-nous de toi ! Qui es-tu et qu’est-ce qui te caractérise en tant qu’artiste multidisciplinaire ?
Bonjour ! Je me prénomme Roxane et je vis à Trois-Rivières en Mauricie. Je suis mère de deux fillettes et mariée à un homme incroyable et aimant depuis 2013 (et en couple depuis 2007). Je suis une artiste multidisciplinaire comme photographe et écrivaine — et éventuellement comme cinéaste.
Commençons par ton expérience en photographie, d’où vient cette passion de la photographie, et pourquoi ce style « cinématographique » ?
Après la naissance de mon aînée, en 2016, c’est à ce moment que j’ai eu un déclic. J’ai commencé la photographie en 2017 de façon autodidacte et en suivant quelques ateliers par des photographes de renom. Mes images dégagent un style cinématographique en raison de l’atmosphère que j’y instaure. Je travaille beaucoup avec l’ombre et la lumière. J’aime aussi jouer avec les couleurs. On m’a souvent dit que mes photos avaient l’air de sortir tout droit d’un film.
Pourquoi des photos de mariage ? Un petit faible pour ces événements marquants chez les clients ? Et qu’en retires-tu ?
Comme j’ai une approche photographique très narrative, il n’y a rien de tel qu’un mariage pour raconter l’histoire d’amour entre deux personnes. Les mariés sont magnifiques. Ils portent leurs plus beaux atours. La cérémonie, les décors, le gâteau, la première danse, la soirée festive : tout est réuni pour créer de belles images. Ils sont entourés de leurs proches pour cette journée si importante dans leur vie. Les émotions sont à fleur de peau. Il n’y a pas meilleur terrain pour une photographe passionnée par les belles histoires.
Quelle est l’œuvre dont tu as le plus de fierté d’avoir fait en photographie ?
Ce n’est pas évident de choisir parmi mes « bébés », mais je dirais que j’ai un petit faible pour mes photos prises au Village Québécois d’antan.
Parle-nous de ton offre de photographe.
J’offre des services de photographie familiale documentaire et de mariage, dédié à raconter des histoires vraies.
À travers une approche sensible, authentique, immersive et cinématographique ; chaque image cherche à capturer ce qui ne peut être rejoué : les gestes, les regards, les liens. Je raconte les histoires de vie de façon à traverser le temps.
Je fais également du portrait, de la mode, de l’éditorial, du cosplay, et ce, toujours dans mon style de prédilection, en mélangeant cinéma et photographie.
Dans quelques mois, mon entreprise de photographie est appelée à avoir son nom bien à elle, de façon à se détacher de se nommer simplement « Roxane Hamel Photographe ». J’ai envie de me dissocier de mon nom un peu et d’avoir un brand et une identité unique. Je ne vends pas seulement des photos ; mais une mémoire haut de gamme assumée avec une expérience premium.
Quel lien peux-tu faire entre ton expérience de photographe et ton œuvre écrite ?
Les deux se rejoignent parfaitement. La narration nourrit l’écriture. L’écriture nourrit la photographie. La photographie nourrit la narration. C’est une roue qui tourne. Tout virevolte autour d’histoires à raconter. Ce n’est que le médium qui diffère, mais le but demeure le même.
Entrons à présent dans le vif du sujet, ton roman ! Présente-nous ta première œuvre !
Le Projet Darkemo est un roman de science-fiction dystopique destiné aux adultes. On y suit l’histoire d’Anna, qui est née dans l’abri souterrain construit par ses parents survivalistes. Elle n’a jamais vu la lumière du soleil ni vu l’eau couler d’une rivière. Après la mort de sa mère du cancer, un colonel venu de l’espace débarque dans son salon et les informe qu’une partie de l’humanité a survécu et vit désormais sur une autre planète, la planète Zyron. Ils croiront être sauvés, mais tout ne se révélera pas aussi rose. Il se trouve que la colonie est désormais dirigée par un despote. Anna deviendra l’égérie d’une insurrection, bien malgré elle.
Quelles furent tes inspirations pour ton univers de science-fiction, et surtout, pourquoi ce style ?
Depuis que je suis petite, j’ai une forte attirance pour les œuvres de genre, que ce soit de la science-fiction, du fantastique, de la fantasy, de l’horreur ou du thriller. Ce qui se passe dans la vie de tous les jours ne m’intéresse pas. Je veux voir et ressentir au-delà de ça. Les romans de chick lit ? Très peu pour moi !
Pour Le Projet Darkemo, je me suis donc inspirée des univers que j’aimais. J’avais envie d’explorer de nouvelles contrées. Une faune et une flore différentes. Des créatures qu’on ne retrouve pas sur la Terre.
Comment se passe ton processus d’écriture : planifié ou improvisé ?
J’aimerais dire que je planifie tout de A à Z, mais ce n’est pas le cas. J’ai tout d’abord souvent des idées à des moments impromptus : dans la douche, par exemple, ou lorsque vient le temps d’aller dormir. Je pars d’une idée de base et d’un thème que j’aimerais explorer. Ensuite, je développe mes personnages principaux et les éléments clés de mon histoire. Je planifie ensuite chacun de mes chapitres. J’aime quand même me laisser une marge de manœuvre si j’ai de nouvelles idées en chemin ou si j’ai un personnage coup de cœur qui emprunte une voie autre. J’aime garder des éléments de surprise pour maintenir la flamme intacte. Pour être un bon écrivain, il faut tout d’abord être un bon lecteur. Savoir se garder captivé permet de rester alerte et intéressé par ce que l’on crée.
Vis-tu de ton art ? Sinon, aimerais-tu en vivre ?
Non, pour l’instant, je n’en vis pas. La route est longue quand on choisit d’être artiste à temps plein et ça apporte son lot de sacrifices. Il ne faut pas compter son temps ni ses efforts. Le but serait effectivement d’en vivre. À titre symbolique, j’ai déchiré mon diplôme en secrétariat. Je ne veux pas d’alternative. Je veux me dévouer à 100 % à cet objectif. Il serait facile de se décourager au moindre obstacle et de revenir à un emploi beige. Je sais que la persévérance paie et que je vais réussir.
Quelles furent tes inspirations ?
Toutes les grandes œuvres de science-fiction : Star Wars et Star Trek pour le côté intergalactique. Hunger Games et The Maze Runner pour le côté dystopique.
Aimerais-tu être appelée à te présenter à des événements en tant qu’invitée d’honneur ?
Oui, j’aimerais bien cela si on m’invitait et que ça concordait avec mon horaire !
Parle-nous de tes prochaines œuvres !
J’ai commencé à travailler sur deux prochaines œuvres. J’espère les décliner autant en romans qu’en scénarios de film et j’aimerais les produire avec ma future compagnie de production cinématographique.
D’abord, j’aimerais aborder le thème de l’autisme, étant donné le diagnostic reçu par mes deux enfants. Ça a été un vrai cauchemar. J’ai touché le fond, alors j’ai besoin d’extérioriser cette expérience dans une sorte d’autobiographie poussée à l’extrême. N’est-ce pas ce à quoi sert l’art ? Témoigner de son vécu. Raconter son histoire. Des pans de sa vie. Et ce sera probablement un mélange des genres, puisque je pense que la vie réelle est en soi un mélange des genres. Il y aura de l’horreur, du drame psychologique, mais également des touches d’humour noir.
Sinon, pour mon autre projet, je voudrais traiter des relations amoureuses toxiques et des blessures infligées par l’être aimé. Est-il possible de s’en sortir indemne quand une personne a tenté de nous invisibiliser à répétition, qu’elle continue de nous blesser sans exprimer le moindre remords, qu’elle est incapable de communiquer sainement et qu’elle n’a entamé aucun processus de réparation de ses torts ? Est-il possible de pardonner et de guérir ? Comment une personne équilibrée et lumineuse peut-elle se laisser entraîner dans la noirceur de quelqu’un d’autre ? Ce roman sera dans le genre de l’horreur.
De beaux sujets très fleur bleue, n’est-ce pas ? À quoi bon écrire sur le bonheur si nous n’avons jamais connu les ténèbres ?
Si tu devais vivre dans un univers de science-fiction, ce serait lequel ?
Probablement Star Wars pour sa multitude de galaxies et de créatures.
Qu’aimerais-tu dire aux gens qui nous lisent ?
J’aimerais leur dire de donner leur chance aux auteurs indépendants. Nous n’avons pas de grosse machine derrière nous, mais nous avons la passion au ventre. Il y a des pépites, des véritables trésors qui méritent d’être connus. Et très souvent, la qualité n’est pas moindre. On a aussi engagé des bêta-lecteurs, un graphiste, un illustrateur, un réviseur, etc.
Moi-même je suis en train de créer un univers de science-fiction, qu’aurais-tu à me conseiller pour voir un jour cet univers naître au public ?
Je te dirais de persévérer et de ne pas abandonner. Écrire mon roman m’a pris 4 ans à temps très, très, très partiel. Je le faisais à temps perdu. Il pouvait s’écouler des mois avant d’y retoucher, la vie étant ce qu’elle est. Vers la fin, j’ai fait un blitz d’écriture de 2-3 mois où j’ai écrit au moins la moitié du livre. Si je m’y étais consacrée à temps plein dès le départ, ça m’aurait pris quelques mois tout au plus.
Quand il s’écoule une longue période entre deux séances d’écriture, il peut être difficile de garder sa motivation. Il ne faut pas perdre de vue son objectif. Il faut tout de même se garder imprégné par son histoire et par ses personnages. Ça demande beaucoup de travail en fin de compte, mais lorsque vient enfin le moment d’apposer le point final, quel soulagement ! Quelle fierté !
Beaucoup de gens rêvent d’écrire un roman, mais ils ne le finissent jamais. Ils ne vont jamais jusqu’au bout. Tenir son roman en papier entre ses mains, c’est un réel accomplissement que je n’oublierai jamais !
Pour terminer, qu’aimerais-tu dire à nos lecteurs que tu trouves important à leur transmettre ?
Je leur dirais de ne jamais perdre de vue leurs rêves. J’ai passé trop d’années à réprimer les miens. Je n’avais pas de buts. J’errais dans la vie. Le train-train quotidien, quoi ! Il manquait quelque chose à ma vie, car j’avais complètement arrêté de créer pendant plusieurs années. Être mère m’a permis de me reconnecter avec la femme que j’étais. J’avais maintenant une raison d’espérer. Une raison de vivre. À l’approche de la quarantaine, je n’avais pas envie de passer à côté de ma vie et de mes rêves. J’ai tellement vu de gens blasés qui attendaient leur retraite en comptant les journées pour s’y rendre. J’ai décidé que ce ne serait pas mon cas. Que ça ne pouvait pas être ça ma vie ! Que je devais me lever le derrière et bûcher ! Ça prendra le temps qu’il faudra, mais j’ai confiance que je réussirai. Je sais que la vie récompense les gens persévérants. Je caresse le rêve d’un jour remporter un Oscar. Rien de moins pour l’ambitieuse que je suis !
Faites ce que vous aimez et faites-le bien !
Si a la suite de la lecture de cette entrevue unique, cela ne vous encourage pas à suivre vos rêves, j’ignore ce qui vous fera les suivre. Roxane Hamel, une artiste dans l’âme qui ne fait que débuter de s’illuminer dans ce vaste monde. De son entreprise de photographie, allant à l’écriture, et prochainement des super projets en cinéma, il ne vous reste plus qu’a la suivre dans son aventure de passionnée !
Et vous ? En quoi êtes-vous passionnés ? Écrivez-vous ? Créez-vous un cosplay digne de ce nom ? Explorez-vous le vaste monde Geek à la recherche de ce qui vous appelle vraiment ? Osez répondre à ces questions et foncez ! La passion geek est l’une des forces les plus inspirantes de ce monde.
Vous souhaitez l’encourager ? La suivre sur ses comptes sociaux est gratuit, sinon vous pouvez acheter ses œuvres qui vous seront livrées par la poste.
Les photographies sont la propriété de Roxane Hamel et est protégée par le droit d’auteur. Toute reproduction ou utilisation est interdite sans autorisation.
Sites Web : En construction, donc pour l’instant en photo : behance.net/roxanehamel
Tarif du roman
« Le Projet Darkemo » : 19,99 $ (papier) et 7,99 $ (Kindle) (https://a.co/d/0bF7JxJ1)
En vente à Trois-Rivières à la Librairie Poirier, à la Librairie L’Exèdre, à la Librairie Magie-Lune, à la Librairie Librissime et sur Amazon (sur papier et Kindle) partout dans le monde
Tarifs photo : Forfaits disponibles sur demande et selon le projet
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